reportages des Jeux olympiques
PrintUNE MAGNIFIQUE PERFORMANCE DE LA PART DE CHACUN
Une chose est sûre, les Canadiens auront vécu une expérience sans précédent durant les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver.
La preuve nous en est venue par les auditoires télévisuels records, les spectateurs enthousiastes aux sites olympiques et les énormes rassemblements de supporteurs patriotiques en fête qui peuplaient les rues et places de Vancouver et de Whistler. Tous les médias de par le monde l’ont noté.
Nous tenons à remercier le personnel et les bénévoles du COVAN pour l’organisation de ces magnifiques Jeux ainsi que pour ce relais mémorable de la flamme olympique.
À nous le podium est très heureux des progrès accomplis par les sports d’hiver pendant les cinq années au cours desquelles nous avons travaillé avec ces derniers. Notre mandat était de fournir, aux sports ciblés, les ressources et les occasions qui les aideraient à atteindre leurs objectifs de performance aux Jeux. Ces Jeux olympiques ont été le test ultime pour les athlètes, alors qu’ils devaient performer malgré la pression inusitée des Jeux qui avaient lieu chez nous. Tous, sans exception, ont performé magnifiquement et nous voulons les remercier, ainsi que les entraîneurs et le personnel de soutien, d’avoir rendu les Canadiens si fiers.
Et ils ont performé : 26 médailles, dont 14 d’or, sept 4es places, dix-sept 5es places et 72 parmi les huit meilleurs, soit plus que toute autre nation. Ce qui diffère de tous les résultats antérieurs est le fait que nous avons remporté plus de médailles d’or que le total combiné de nos médailles d’argent et de bronze, et que nous avons eu plus d’athlètes que toute autre nation parmi les huit premiers. Nous avons fait preuve à la terre entière que nous avons une profondeur marquée dans nos effectifs, non seulement parmi les meilleurs, mais aussi en relève.
Ce succès n’aurait pu se réaliser sans la mise en place d’À nous le podium et sans nos partenaires financiers. Sport Canada a contribué 56 % de notre financement, les partenaires corporatifs, provinciaux et territoriaux du COVAN 38 %, le COC 5 % et le CPC environ 1 %. Les Canadiens ont aussi fait leur part par des dons et par l’achat de ces magnifiques mitaines rouges. Nous vous remercions sincèrement.
Ce fut un projet qui en valait la peine et qui a eu de nombreux effets bénéfiques pour le sport, pour notre grand pays et pour ses citoyens.
ANP, et plus particulièrement son équipe des sports d’hiver, vous remercie chaleureusement.
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Voici « Q », le gourou des gadgets d’ANP
Le nom « Programme Top Secret » évoque des images de rencontres clandestines et de conversations chuchotées à voix basse dans un repaire tout droit sorti d’un film de James Bond. La réalité n’est pas si différente de cette perception.
Top Secret est le projet de recherche et développement d’À nous le podium qui a pour objet de fournir, aux athlètes canadiens en sports d’hiver, les meilleurs équipements, la meilleure technologie et le meilleur savoir afin de leur donner un avantage compétitif seuls à posséder. Pour créer cet avantage, il est nécessaire d’exploiter au maximum les toutes dernières technologies et d’effectuer des recherches inédites en collaboration avec les universités partout au Canada.
Tout comme dans les films de James Bond, la discrétion règne. Dans le monde hypercompétitif du sport de haut niveau, ces projets sont gardés comme des secrets d’État. Toutes les parties prenantes, y compris les chercheurs, les organismes nationaux de sport (ONS), les athlètes et le personnel de soutien ont signé des ententes blindées de non-divulgation. Cette exigence de confidentialité ne fait que nourrir davantage la curiosité de la communauté sportive internationale.
Todd Allinger, Ph. D., est le gestionnaire du programme Top Secret et, pour poursuivre la métaphore Bondesque, il est « Q ». Fort de sa formation en génie mécanique, il supervise 55 projets dont le but est de développer les techniques, les outils et l’équipement requis pour créer cet avantage combien difficile à concrétiser. Le répertoire des inventions va des unités GPS fixées sur les skieurs alpins, à des composés secrets pour la base des skis et des planches de surf, jusqu'à des frondes humaines. Les projets de recherche de Top Secret font appel à des pistolets radars, à des bases de données, à la lecture des ondes cérébrales, à des lumières infrarouges et à un tapis roulant possédant plus de boutons de contrôle qu’un avion.
Alors que le nombre de médailles va en grandissant, Todd Allinger est convaincu que ses gadgets et la recherche aident les athlètes canadiens. Il ajoute la précision suivante : « Les athlètes canadiens se présentent à la ligne de départ sachant qu’ils ont le meilleur équipement et les meilleurs uniformes moulés possible. Ils savent que toutes les applications technologiques possibles et tous les moyens pour créer un avantage ont été étudiés à fond par des équipes d’experts. »
Est-ce que ces avancées technologiques se traduiront en un nombre accru de médailles? « Je serai très surpris si nous ne dépassons pas le précédent total de médailles remportées », ajoute Allinger. Et lorsqu’il parle de son travail, il est toujours sérieux.
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Plus de 2 millions de Canadiens « ont le cœur sur la main »
Vous les avez vues partout. Elles sont adorables, abordables, pratiques et sont la quintessence même du Canada. Les mitaines rouges de Vancouver 2010 sont incontestablement l’item à avoir aux prochains Jeux.
Ces mitaines rouges, tricotées et possédant une doublure molletonnée, affichent les anneaux olympiques sur le dos de la main et une feuille d’érable blanche cousue sur la paume. Elles sont en vente au coût de 10 $ la paire dans la plupart des magasins Hbc (www.hbc.com), mais elles sont souvent difficile à trouver, alors que les quantités livrées sont épuisées dans les heures qui suivent.
Cette démonstration de fierté canadienne sert également au soutien des espoirs olympiques canadiens en sports d’hiver. Environ 4,00 $ provenant de la vente de chaque paire de mitaine sont versés à À nous le podium pour payer des équipements de haute performance et des conditions d’entraînement de niveau mondial.
Le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN) souligne que plus de 2 millions de paires de mitaines ont été vendues en date de la première semaine du mois de février, ce qui explique leur omniprésence. Non seulement ont-elles été portées par les 12 000 porteurs de la flamme olympique, elles le sont également par tous ceux et celles qui se retrouvent le long de la route empruntée par la flamme et qui manifestent leur enthousiasme lorsque la flamme traverse leur localité. Les mitaines ont été aperçues partout au pays, de Kugluktuk, au Nunavut, jusqu’à Saint-Jean, Terre Neuve, et à Fort Nelson, en Colombie-Britannique.
Elles ont également été vues sur les plages lointaines d’Australie et aux mains de nos soldats canadiens en Afghanistan. Le gouvernement du Canada a fait cadeau des mitaines rouges à 62 enfants en provenance d’Haïti alors qu’ils étaient récemment amenés par avion au Canada pour rejoindre leur famille d’adoption.
Veronica Bauer, médaillée olympique en saut à ski acrobatique aux Jeux olympiques de 2002 à Salt Lake City, nous rapporte que ce soutien est apprécié des athlètes. « En tant qu’athlète, il est extrêmement motivant de constater le soutien manifesté par les Canadiens présents aux Jeux, a ajouté Brenner. Cette campagne des mitaines rouges présente un aspect additionnel, soit de montrer clairement que ceux qui les portent croient en vous en tant qu’athlète et soutiennent vos efforts pour réaliser vos rêves en 2010 et au-delà. »
Alors que 2 millions de paires ont été vendues avant le début des Jeux olympiques, il est évident que les Canadiens ont le cœur sur la main partout au pays.
L’atout CNRC
« La science et la technologie font désormais partie de l'équation qui crée les champions. Grâce à la recherche, l'athlète réussit à glisser quelques secondes dans sa manche. » Guy Larose, CNRC
En vue des Jeux de 2010 à Vancouver, l'organisme canadien À nous le podium 2010 a mis les scientifiques du CNRC à l'ouvrage dans des domaines cruciaux en vue d'améliorer la performance des athlètes. À l'Institut de recherche aérospatiale du CNRC (IRA-CNRC), Guy Larose et Annick D'Auteuil ont côtoyé bon nombre d'athlètes afin de les aider à remporter la victoire aux Jeux olympiques d'hiver.
Guy Larose se spécialise dans l'aérodynamique des corps non profilés. Il travaille avec les athlètes canadiens participant aux Jeux olympiques depuis le début de leurs préparatifs pour les jeux de Turin, en 2005. Lui aussi raffole des sports d'hiver, dont le ski et le hockey.
Annick D'Auteuil effectue un doctorat en génie mécanique et aérospatial à l'Université Carleton (Ottawa, Canada). Elle s'intéresse à l'aérodynamique du corps humain. Pour ses travaux, elle a analysé l'aérodynamisme des patineurs de vitesse canadiens et de leur combinaison de course. Inscrite au Programme de supplément de bourses d'études supérieures du CNRC, elle est persuadée que cet organisme est l'endroit idéal pour effectuer des expériences en aérodynamique. « Je n'aurais pu réaliser mes recherches nulle part ailleurs, s'exclame Annick. ici, c'est magique. »
Dans les sports où la vitesse détermine le vainqueur, athlètes et entraîneurs cherchent constamment des moyens de rogner quelques centièmes de seconde avant la ligne d'arrivée. La friction engendrée par la glace et la neige, ainsi que la résistance du vent sont leurs pires ennemis. En effet, ces forces freinent le mouvement. C'est ici que la recherche sur l'aérodynamique du corps humain entre en jeu pour procurer un avantage aux athlètes canadiens.
Aux Jeux olympiques d'hiver de 2002, l'équipe canadienne estimait être désavantagée. L'entraînement et les exercices n'avaient pas suffi à produire les victoires souhaitées. C'est alors qu'À nous le podium a été créé et qu'a débuté la planification du programme ultrasecret du Canada. L'objectif? Introduire la science et la technologie dans l'équation pour transformer les 4e et 5e places en médailles.
Quatre ans plus tard, Turin (Italie). La science et la technologie entrent en scène. Les scientifiques du CNRC œuvrent avec les athlètes canadiens durant les huit mois qui précèdent les Jeux olympiques. Le bilan est positif : le Canada décroche des médailles comme jamais auparavant.
En prévision des Jeux de 2010 de Vancouver, les scientifiques du programme ultrasecret se concentrent sur quatre aspects susceptibles de rehausser la performance des athlètes dans les sports d'hiver : la friction de la neige, la friction de la glace, l'aérodynamique et la performance humaine. Le Canada étant le pays où l'on patine le plus au monde, nos patineurs ont fait l'objet de recherches intensives qui leur permettront d'atteindre leur rendement maximal.
La recette de la meilleure combinaison de course pour le patinage
En patinage de vitesse, bien savoir comment l'air circule autour de soi n'aide pas seulement l'athlète à adopter la meilleure posture et à réduire la friction de l'air. Cette connaissance est indispensable si l'on veut analyser la performance de la combinaison de course qu'enfile le patineur.
Sachant cela, les chercheurs du CNRC se sont penchés sur les facteurs susceptibles de modifier la performance aérodynamique de l'athlète et de son équipement. Pour y parvenir avec précision, ils devaient mesurer la résistance du corps à l'air dans diverses positions, car les patineurs modifient constamment le profil de leur corps quand ils font le tour de la piste.
Plus important encore, il fallait analyser, interpréter puis appliquer rapidement les résultats des essais. Les patineurs ont pu voir et ressentir les améliorations venant de modifications même infimes à leur posture, à leur combinaison de course ou aux deux. Les entraîneurs ont également pu simuler des parties de course et obtenir des résultats en temps réel. Enfin, Descente Ltd.MC, qui fabrique les combinaisons, a pu modifier rapidement celles-ci en conséquence.
Les résultats des tests effectués par le CNRC ont permis de sélectionner la meilleure combinaison pour les membres de l'équipe canadienne de patinage de vitesse. Selon M. Larose, celle-ci « a sensiblement évolué comparativement à celle qu'on portait aux Jeux de Turin. »
Prêt à faire un malheur
Le patinage de vitesse n'est pas le seul sport d'hiver à avoir bénéficié du savoir-faire du CNRC.
Pour la première fois, les adeptes du surf des neiges, du ski para-alpin, du skicross et du ski acrobatique ont visité sa soufflerie dans l'espoir d'apporter d'importantes modifications aérodynamiques à leur sport. Les équipes canadiennes de skeleton et de luge y ont aussi fait leur retour pour se perfectionner et ajuster leur équipement. Deux modèles de traîneau ont été testés pour l'équipe masculine de bobsleigh, et le triple champion olympien Rob Boyd, devenu entraîneur de l'équipe féminine de ski alpin, y a amené ses protégées. Les membres des équipes canadiennes de ski de fond et de biathlon ainsi que plusieurs skieurs para-nordiques ont également visité les installations du CNRC.
Les surfeurs des neiges ont sans aucun doute trouvé l'expérience éclairante. Au dire de M. Larose, « les surfeurs ont tendance à se baisser pour aller plus vite, mais, contrairement à ce qui se passe en ski alpin, la position accroupie ne permet pas d'accélérer, elle ralentit ». On sera donc peu surpris d'apprendre que les tests du CNRC recommandaient des améliorations non seulement à l'habillement des surfeurs, mais aussi à leur posture sur la planche.
Ces athlètes devraient faire un malheur – tant sur la piste que dans les ouvrages recensant les records.
« Pouvoir effectuer rapidement des tests précis en soufflerie constitue l'avantage du CNRC, déclare M. Larose. Dans la soufflerie, les athlètes sentent sur-le-champ les améliorations résultant d'une légère modification de leur position. Parallèlement, les concepteurs et les fabricants analysent rapidement comment leur équipement se comporte dans diverses conditions. »
Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :
Sheila Noble
Agente de communication
Conseil national de recherches du Canada
Téléphone : 613-991-5738
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Can Canadian athletes deliver on the hype?
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PEEDRE DU POIDS POUR LE PODIUM
Au mois de mars 2009, à la suite d’une intervention chirurgicale pour une reconstruction de la hanche et d’un sérieux avertissement médical, Carmine Posillipo a compris l’urgence de modifier son mode de vie et de perdre du poids. Il savait qu’il aurait besoin d’une très grande motivation, voire de dimension olympique, pour l’aider à maintenir son engagement et à atteindre son but : il s’est donc inspiré des espoirs olympiques canadiens. Il a été emballé par leur volonté, leur engagement et leur passion pour le sport et rapidement, il a décidé de joindre son changement de mode de vie à un appui pour l’équipe canadienne.
Carmine s’est donc adressé à sa famille et à ses amis pour l’aider à « perdre du poids pour le podium ». Il leur a demandé de faire un don pour chaque livre perdue, et les fonds recueillis seraient versés à À nous le podium. Les membres de sa famille et ses amis ont appuyé à fond son projet et son désir d’aider les athlètes canadiens; ils ont répondu présent et se sont engagés collectivement à donner un peu plus de 56 $ par livre. Carmine savait que ce projet gagnant-gagnant l’aiderait à être responsable et à demeurer motivé lorsque ses objectifs sembleraient inatteignables.
Carmine pesait 462 livres (210 kg) lors de la première pesée officielle pour le projet, le 10 mars 2009, et il est très fier de dire qu’à la dernière pesée, au début de février 2010, il avait perdu plus de 126 livres (57,5 kg). Ceci veut dire que plus de 7 080 $ ont été amassés jusqu’à maintenant pour À nous le podium! Et Carmine n’a pas dit son dernier mot : la pesée finale se fera immédiatement avant les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver.
En tant qu’employé du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010 à Vancouver (COVAN), Carmine fait voir toute sa passion lorsqu’il parle des Jeux, qui débuteront bientôt, et d’À nous le podium. Il a été abasourdi par le soutien de sa famille, de ses collègues et de ses amis et a dit : « J’espère que perdre 135 livres et, de cette façon, amasser 9 000 $ fera la différence pour un athlète canadien visant le podium. »
Carmine a clairement démontré, par sa persévérance et sa détermination, qu’il est trempé du même acier que nos athlètes canadiens. En joignant son engagement envers un mode de vie plus sain au soutien des meilleurs athlètes canadiens en sports d’hiver, « perdre du poids pour le podium » s’avère être un projet gagnant-gagnant-gagnant!
Si vous voulez faire un don à À nous le podium, allez à l’adresse : www.fondationolympique.ca